Blog en construction

Ce blog est en attente d’une véritable mise en œuvre de ma part. Pour l’instant, je me sers surtout de citations pour l’entretenir avant de transférer enfin sur cette plateforme mon blog actuel que je maintiens encore ICI pour l’instant.

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Le bleu de la nuit de Joan Didion

Ce blog n’est encore qu’à l’essai. Je ne connais pas encore bien toutes les possibilités de cette nouvelle plateforme aussi mon blog précédent reste-t-il toujours le principal ICI

Dans Le bleu de la nuit, de Joan Didion que je lis en ce moment, je suis frappée du nombre de renseignements et de précisions que l’auteur  apporte dans son témoignage pour évoquer sa fille Quintana récemment  défunte. Un seul exemple  page 99.

Diana.

Diana Lynn, Diana Hall.

Son visage à elle aussi fait partie de ceux qui me sautent aux yeux sur les photos prises ce jour-là.

Sue cette photo, elle tient une flûte de champagne et fume une cigarette. Je songe soudain en regardant la photo de Diana, que c’est grâce à elle que cette journée avait eu lieu.  C’est Diana qui m’avait entraîné dans cette discussion à propos de l’adoption pendant le week-end du nouvel an sur le bateau de Morty. C’est Diana qui avait parlé à Blake Watson, c’est Diana qui avait senti combien j’avais besoin de Quintana. C’est Diana qui avait changé ma vie.

J’arrête souvent ma lecture pour voir de qui elle parle exactement. Ce n’est pas déplaisant mais me rappelle que son public est celui de son pays et encore celui des personnes aisées, intellectuelles,  à la mode. Peut-on parler de People dans ce cas?

Contrecoup sur le mariage et la séparation, Rachel Cusk

Mon mari et moi nous sommes séparés il y a peu, et en quelques semaines, la vie que nous avions construite a été brisée, tel un puzzle réduit à un tas de pièces aux formes irrégulières.

Quand j’ai lu cette première phrase du livre, j’ai cru à un roman sur un couple qui vient de se  séparer mais non, il s’agit surtout d’un livre de réflexions autour de la situation d’une  femme et de ses deux  filles après un divorce. Est-ce autobiographique ?  Peut-être car elle est écrivain comme l’auteur mais ce n’est jamais vraiment dit si bien que je suis restée dans le doute et je n’aime pas ce genre d’ambiguïté. Elle, elle veut garder ses enfants bien que ce soit son mari qui ait délaissé son métier d’avocat pour les élever. Il la trouve monstrueuse etc.  mais tout reste trop intellectualisé.

C’est froid. Je n’ai pas ressenti d’émotions à la lecture de ce qui me semble plus un essai que le récit d’une expérience bien que celle-ci soit sous-jacente.

J’ai pu cependant apprécier certains passages comme l’évocation de Clytemnestre au retour d’ Agamemnon.  J’ai aimé la fête de la grand-mère entourée des son importante descendance et la remarque que se fait la féministe, la première divorcée de cette grande famille: Ce  n’est pas pour défaire mais pour préserver qu’il faut de la force, car il suffit d’un instant pour que la structure se fissure.

Elle va mal: Je suis une exilée de ma propre histoire. Je n’ai plus de vie. C’est une vie après la mort, le contrecoup. 

Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce livre, j’ai fini par l’abandonner.

Contrecoup sur le mariage et la séparation, Rachel Cusk,  Traduit de l’anglais par Céline Leroy, (éditions de l’Olivier, 2012/ avril 2013, 174 pages)

Camus, Camus, Camus…

ImageIl y a 100 ans naissait Albert Camus

C’est une journée consacrée à Albert Camus aujourd’hui. Il est né il y a cent ans. J’ai ressorti l’album que la Pléiade lui a consacré . L’iconographie  a été choisie et commentée par Roger Grenier.

En 1924, entré  boursier au lycée d’Alger, à neuf ans, il décrira plus tard dans des notes pour un roman son état d’esprit de cette époque:

 » J’avais honte de ma pauvreté et de ma famille … Et si je puis en parler aujourd’hui avec simplicité, c’est que je n’ai plus honte de cette honte et que je ne me  méprise plus de l’avoir ressentie. Je n’ai connu cette honte que lorsqu’on m’a mis au lycée. Auparavant tout le monde était comme moi et la pauvreté me paraissait l’air même de ce monde. Au lycée, j’ai connu la comparaison. »

L’arrivée à New York par bateau, selon Kafka

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« Quand le jeune Karl Rossmann âgé de dix-sept ans et expédié en Amérique par ses pauvres parents parce qu’une bonne l’avait séduit et qu’elle avait eu  un enfant de lui,  entra dans le port de New York sur le bateau qui avait déjà réduit son allure, la statue de la Liberté qu’il regardait depuis un long moment lui parut tout d’un coup éclairée d’un soleil plus vif. Son bras armé d’un glaive semblait grandi à l’instant même, sa statue était battue par les brises impétueuses. »

Kafka: America ou le disparu

Billet 2

« Bonsoir les choses d’ici-bas. »                                                                   

Valéry Larbaud (Vichy, 1881/Vichy 1957)

(Journal de O. Barnabooth)

Terrassé par une attaque cérébrale, rue du Cardinal Lemoine, en novembre 1935, il s’est retrouvé hémiplégique. Assis dans son fauteuil, de 1935 à 1957, pendant les 22 dernières années de sa vie, il répéta inlassablement:  » Bonsoir les choses d’ici-bas » à ses rares visiteurs (Ses biographes attribuent son attaque à une syphilis contractée lors de visites répétées dans les maisons closes en compagnie, notamment, de Léon-Paul Fargue) (Source: Frédéric Beigbeder)

Mon premier billet, ce jour des prix Goncourt et Renaudot

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C’est finalement Pierre Lemaitre qui emporte le Goncourt  et j’en suis ravie. J’ai beaucoup aimé son roman sur les suites de  la guerre 14/18: Au revoir là-haut . Quant au roman de Yann Moix: Naissance, qui a reçu le Renaudot, j’irai en lire quelques pages pour m’en faire une idée  mais je ne crois pas que je le lirai en entier, selon les impressions lues ici et là.: il est très long avec des passages ennuyeux!