Mélusine, T7,Horus pocus, de Clarke, Gilson, Cerise

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(Billet complet sur la BD du mercrediICI)

Ce tome 7 (sur les 22 déjà parus) est mon premier contact avec la jolie petite sorcière aux cheveux roux et au grand chapeau vert  pointu,  l’héroïne de ces  amusants récits sur la sorcellerie et les pouvoirs magiques  que beaucoup ont pu lire sur le Journal de Spirou. 

Ce n’est pas mon cas et je craignais d’être un peu perdue en prenant ainsi en cours de route et de façon abrupte le seul volume disponible  à la bibliothèque. Mais non! C’est fait de gags de une ou plusieurs pages  et j’ai aimé presque immédiatement cette Mélusine au caractère bien trempé mais finalement pas méchante  du tout et si pleine de bonne humeur. Elle a pourtant de quoi faire dans ce château où elle s’est engagée comme fille au pair. La maîtresse de maison est une fantôme toujours en colère qui lui hurle sans cesse de nouveaux ordres. Son mari est un vampire  très calme en comparaison . 

Le pire pour elle c’est l’arrivée inattendue de sa cousine Mélisande, une gentille fée  toute rose mais qui rate tout ce qu’elle entreprend. C’est la honte de la famille. Elle  sait seulement faire apparaître des lapins et des petits gâteaux roses et énerve beaucoup Mélusine qui , à la suite d’une bévue, la transforme en méchante fée. C’est l’occasion de nouveaux gags. 
 
J
J’ai beaucoup aimé cette BD, lue très vite. Les pages se tournent à une allure folle tellement c’est entraînant et joliment raconté. Les couleurs, le dessin, la mise en page, tout m’a plu. Dés que j’en ai l’occasion, je me replonge dans cette parodie des histoires de sorcelleries que je dois être parmi les derniers lecteurs à ne pas avoir connu cette série auparavant.

Mélusine, T7,Horus pocus, de Clarke, Gilson, Cerise ((Dupuis, 2000, 46 p.)

Adieu tristesse, Bonjour tristesse, Paul Eluard

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Adieu tristesse,

Bonjour tristesse.

Tu es inscrite dans les lignes du plafond.

Tu es inscrite dans les yeux que j’aime

Tu n’es pas tout à fait la misère,

Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent

Par un sourire.

Bonjour tristesse.

Amour des corps aimables.

Puissance de l’amour

Dont l’amabilité surgit

Comme un monstre sans corps.

Tête désappointée.

Tristesse, beau visage.

Paul Éluard, À Peine Défigurée (La vie immédiate, 1932)

Après la lecture du beau livre d’Anne Berest sur l’année de publication du premier roman de Sagan: 1954. Mon billet: ICI

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