Confiteor, Jaume Cabré, un pavé par mois

Confiteor Jaume Cabré 4Si j’aime lire les pavés,  en faire un billet  et un résumé me semble toujours presque impossible. C’est le cas pour  Confiteor, terminé depuis quelques jours mais dont je relis certains passages  plutôt que de rédiger mes impressions.. Curieusement plus j’ai aimé, plus c’est difficile et cette confession d’un jeune Catalan surdoué à la fin de sa vie quand il sent la maladie lui ôter la mémoire est un des plus beaux romans lus depuis bien longtemps.  L’histoire du violon, la période révélée par le vieux juif m’a fait penser à un autre chef d’œuvre qui m’a terriblement marquée et bouleversée également: Le choix de Sophie  de William Styron. Rien de commun cependant  dans l’histoire des  héros de ces récits si ce n’est leur plongée dans le Mal absolu qui aura dominé la deuxième moitié du XXe siècle avec l’enfer des camps d’extermination et le rappel de l’Inquisition et des autres infamies dues aux excès des pouvoirs aussi bien  religieux que politiques.  Impossible désormais d’oublier ce jeune mais aussi ce très vieil Adrià Ardèvol, son ami Bernat, qui l’aime et l’envie à la fois, le violon Storioni, un des grands moments de sa vie. C’est à Sara, sa femme très aimée mais trahie et disparue avant lui qu’il raconte sa vie de façon décousue, au gré de sa mémoire  et de sa concentration, toutes deux vacillantes Je me suis parfois perdue dans les récits,  les changements de tons, d’âges mais sans jamais  ressentir l’envie de m’arrêter grâce au fil d’Ariane savamment tendu  entre un souvenir et un autre qui fait que j’ai parcouru avec infiniment de plaisir et de tristesse à la fois cette vie d’un homme infiniment doué dans tous les domaines  et si malchanceux pourtant dès les premiers instants de sa naissance,  entre un père  et une mère mal aimants, chacun rêvant pour lui à des destinées contraires. Un beau grand livre qui restera parmi mes meilleurs moments de lecture.

Billet complet sur mon autre blog 

Confiteor, Jaume Cabré, traduit du catalan par Edmond Raillard, (Actes sud, 2013, 784 pages)

Cette lecture est ma première participation au challenge de Bianca: Un pavé par mois. 

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