Les Quatre d’ Agatha Christie, pour le mois anglais de Lou, Cryssilda et Titine

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Puisque « Mieux vaut tard que jamais » je m’inscris au Livre anglais du mois de juin, et que Lou, Cryssilda et Titine me pardonnent si je prends le train en marche sans m’être inscrite auparavant: j’implore leur indulgence. 🙂 J’ai bien noté qu’une Lecture Commune d’Agatha Christie aura lieu le samedi 28 juin et j’espère bien pouvoir y participer à nouveau avec un autre titre.

J’ai pris un grand plaisir à relire  cet ancien livre de Poche, un peu jauni mais qui a survécu à la mise à la poubelle de tous les autres, trop abîmés à mon goût pour être conservés sur de nouvelles étagères toutes blanches et immaculées! (Naturellement maintenant je regrette ce geste iconoclaste même s’il a permis de faire de la place pour les petits nouveaux qui s’accumulent encore ici et là  sur toutes les surfaces planes pas possibles autour de moi.)

Mais revenons aux Quatre d’Agatha! C’est un roman de folie où les aventures s’enchaînent de façon aussi rocambolesque et magistrale que dans oo7 !

Hercule Poirot est seul (Avec Hastings quand même !)  face à un complot mondial alarmant de quatre criminels de nationalités différentes qui veulent devenir les maîtres du monde.  Il y a là un Chinois mystérieux,  un Américain milliardaire, une chimiste française  et «Le Destructeur», un anglais sans scrupules, sans oublier,  évidemment,  l’inévitable espionne russe. Des clichés tout pleins, bien sûr, un tas d’invraisemblances, comme le frère jumeau dePoirot qui se révèle en fin de compte … mais chut, je me tais … je ne dirai rien.  C’est si bon de retrouver Agatha avec ses poisons, ses enlèvements, ses serviteurs redoutablement efficaces et dangereux…. Et tout le reste que j’aurais été si déçue de ne pas revoir, mais ce que je préfère c’est  la tranquillité apparente des journées et le flegme de Poirot opposée  à l’agitation brouillonne de Hastings quand on s’attend à tout instant à une mort inattendue  car la mort plane toujours autour de Poirot, «le petit bonhomme à la tête en pain de sucre et aux yeux verts », comme le décrit Hastings, le narrateur, de retour  d’un séjour d’un  an et demi avec sa femme, dans un rancho argentin où il a bien réussi dans les affaires. Il rentre en Angleterre  pour surprendre son ami et lui faire une belle surprise: celle de son retour !

«Sans doute trouverais-je Poirot chez lui ; le temps était passé où ses occupations l’obligeaient à courir d’un bout à l’autre de l’Angleterre.

Sa réputation était devenue mondiale, et il n’admettait plus qu’une affaire absorba^t tout son temps. Désormais, il n’intervenait plus que comme « Détective-conseil ». au même titre qu’un docteur célèbre de Harley Street.

L’image populaire du limier qui revêt les plus extraordinaires déguisements pour dépister les criminels, et qui s’arrête à chaque trace de pas, l’avait toujours amusé.

«Non, mon cher Hastings, me dirait-il, … Hercule Poirot a d’autres méthodes ! Le cerveau avant tout ! L’intelligence, l’esprit, les petites cellules grises ! Confortablement installé dans mon fauteuil, je vois ce qui échappe aux autres. Pas besoin de bondir et de me démener comme notre ami l’inspecteur Japp!»

PS: Il serait peut-être temps qu’une couverture plus moderne soit proposée pour ces titres d’Agatha Christie. Je les trouve bien vieillottes!

A suivre sur mon autre blog ICI

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