Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger, Rentrée littéraire 2014

Marie-Sabine Rogier, Trente-six chandelles
Un roman commençant par un chapitre intitulé «Morty meurt» parce que le héros se prénomme Mortimer, voilà qui me fait sourire mais quand j’apprends que son nom est « Decime » pour «Décimé» parce que son destin familial lui prédit la mort à 36 ans, le jour même de son anniversaire, comme c’est arrivé à tous ses père, grand-père, arrière-arrière-grand-père avant lui, voilà qui m’intrigue et me donne envie de connaître une histoire aussi étrange et je ne suis pas déçue: je suis allée de surprises en étonnements et j’ai refermé le livre dans un tel état de bonne humeur que je le recommande à tous ceux qui se sentent déjà déprimés par la rentrée qui s’annonce.

C’est comme un bonbon plein de vitamines ce récit!
J’ai éprouvé les mêmes réactions qu’en voyant le film d’Étienne Chatiliez: «La vie est un long fleuve tranquille». Mêmes situations cocasses de départ, mêmes personnages décalés et attendrissants, mêmes bons sentiments malgré des vies tristes qui auraient pu sembler misérables sans la volonté de la romancière de tout sublimer par la fantaisie, l’humour et un style léger et rapide qui empêche le sentimentalisme et les larmes que certains passages pourraient provoquer.

Mortimer, donc, en grand habit de deuil, allongé sur son lit, dans un appartement impeccable dont il a résilié le bail, attend sa mort annoncée de longue date, à laquelle il est sûr de ne pouvoir échapper. C’était sans compter avec l’intervention de Paquita, son ange gardien, sa grande amie protectrice, devenue crêpière et qui, avec Nassardine, son amour de mari, forme sa vraie famille de cœur.
Ce n’est que le début de tout un défilé de personnages fantasques et touchants dont Jasmine, la touche-à-tout de génie qui pleure à volonté pour sauver des inconnus de leur déprime en leur redonnant de l’importance à leurs propresyeux.

On ne s’ennuie pas en lisant cette histoire à la fois loufoque et tendre, triste et souriante, profonde et légère.
Un joli livre! Une grande romancière!

Dasola, Clara et Leiloona, entre autres, l’ont aimé aussi

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger,
Rentrée littéraire 2014 (2/6)
(Le Rouergue, août 2014, 277 pages)
Rentrée littéraire 2014 (2/6)

Premier portrait de Paquita:
« Encore au pieu, gros paresseux?! a jeté Paquita en traversant le studio d’un pas vif, telle une antilope dodue qui trottinerait vers le point d’eau sur des talons de douze centimètres.
Elle a jeté au vol sa fourrure synthétique sur le coin de mon lit, puis est allée derrière le bar qui sépare le coin-cuisine du coin-séjour-chambre-bureau. Paquita est partout chez elle, encore plus lorsqu’elle est chez moi. Elle fait pratie de ces gens à géométrie variable qui occupent aussitôt tout l’espace d’une pièce, quelle qu’en soit la superficie. »

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4 réflexions sur “Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger, Rentrée littéraire 2014

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