Paul au parc, Michel Rabagliati, ma BD du mercredi

BD Paul au oarc michel rabagliati

C’est par Anne, la semaine dernière, que j’ai enfin fait la connaissance de Paul. Il était temps! Elle présentait Paul à Québec, me donnant ainsi  très envie d’en savoir davantage  sur ce personnage si attachant que j’ai aimé tout de suite.

J’ai eu de la chance à la bibliothèque puisque j’y ai trouvé  Paul au parc.

C’est le dernier album de la série mais l’action se situe avant celle du premier, Paul à la campagne. De parc d’ailleurs, il n’en est pas tellement question, si ce n’est dans  les toutes premières pages où l’on voit le jeune Paul, âgé  d’une dizaine d’années, jouer au cerf-volant et y rencontrer son amie Hélène, et dans les dernières où il lui offre sa bague de première communion alors qu’ils sont assis chacun sur une balançoire et qu’elle lui promet de la porter  » toute sa vie « . Premier amour!

La suite raconte surtout les années de scoutisme  et l’étroite camaraderie partagée avec les cinq autres louveteaux  de son équipe ainsi que l’influence exercée sur lui par son chef de meute qui l’initiera à la guitare et à la politique puisqu’il y est question de la crise d’octobre 1970  et de la montée du FLQ au Québec

On le voit aussi qui s’exerce à composer ses premières bandes dessinées, sous l’influence de Franquin dont il suit les conseils trouvés dans un guide. Il est aussi soutenu par ses chefs scouts qui l’encouragent à persévérer malgré ses maladresses de débutants.

J’ai beaucoup aimé aussi  sa vie en famille dans ces deux appartements qui n’en font qu’un puisque les grands parents paternels sont  aussi leurs voisins, ce qui déplaît beaucoup à la mère de Paul qui les juge vraiment trop envahissants.

Tout m’a plu dans cet album: les références nombreuses à l’époque, discrètes cependant, juste comme ça, en passant. On les note en particulier dans les rues, avec les affiches et les slogans politiques tagués sur les murs, les chansons entendues à la radio.

Tout est vrai, tendre, vu par un pré-ado de cette époque qui apprend à découvrir la vie  et lui-même à la fois dans la douceur, l’amitié mais aussi la grande violence parfois. La fin est surprenante et magnifique ! J’ai adoré et veux tous les lire maintenant.

Paul au parc, Michel Rabagliati  ( la Pastèque, 2011, 192 pages) Défi-Québec-O-Trésors de Grominou et Karine:)

Voir ICI les autres billets du mercredi BD 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s