Bulles et Nacelles de Renaud Dillies,

BD Renaud Dillies bulles et nacellesUne BD que j’ai beaucoup aimée sur la solitude  de l’artiste, le vertige  de la page blanche,  le manque d’inspiration, les rêveries  au quotidien, la fantaisie,  le tout raconté par  Charlie, la souris, ou « Les vicissitudes du muridé  solitaire »! 
Qui n’a pas aimé?
 BD Renaud Dillies bulles et nacelles 4
Mo  , Moka,  Midola, sont  juste un peu moins charmées que par Abélard!
Pour ma part, j’ai adoré, comme beaucoup, dont Hélène, très récemment, Antigone,
Noukette, pour qui Dillies est un magicien
Sandrine qui en a fait un coup de cœur,
Yvan, qui trouve le graphisme somptueux,
Yaneck et son interview de l’auteur.

Victor Hugo, Swysen, ma BD du mercredi

BD victor hugo swysenbd victor hugo 2

Une biographie de Victor Hugo sous forme de BD, quelle entreprise et quel courage pour  résumer une vie  aussi longue, aussi  mouvementée  et aussi bien remplie que celle de cet auteur qui a eu droit à un hommage national monumental à sa mort  et les honneurs du panthéon! Il a fallu deux années  à Bernard Swysen pour réaliser ce  travail ambitieux  très réussi!

Tout me semble satisfaisant: la lecture en est aisée,  les vignettes savent rester modestes, les citations ne sont pas négligées, les dessins me séduisent grâce à leur réalisme honnête, le tout mettant vraiment en valeur ce qui en fait l’essentiel à mes yeux:  après une  évocation aussi étoffée  de la vie du grand homme,  l’envie de mieux le connaître encore en continuant à découvrir de nouveaux ouvrages et à relire encore et toujours  ses poèmes. Evidemment c’est aussi la limite d’une telle entreprise,  ce petit côté didactique qui transparaît parfois mais c’est aussi sa force et j’aurais aimé  pouvoir m’en servir durant mes études, du moins dans un premier temps.
C’est un excellent travail et un bel hommage à un de nos plus grands auteurs. 
J’admire. 

Bourbon Street, 1, 2, Charlot et Chabert, ma BD du mercredi

BD Bourbon Street Charlot et Chabert, 1BD bourbon street 2

Ce diptyque raconte l’histoire d’un quatuor de vieux musiciens de jazz de la  Nouvelle Orléans, qui après  avoir connu le succès dans les années quarante, essaie de  reconstituer leur groupe en 1997 pour s’exhiber à nouveau dans les  cabarets de leur ville mais Cornélius, leur trompettiste fétiche, ne veut plus jamais jouer depuis  la mort accidentelle  d’Angelina, la femme qu’il devait épouser. C’est lui le responsable du drame et c’est pourquoi il  a disparu pendant une cinquantaine d’années. Il faudra tout un concours de circonstances pour qu’il accepte de reprendre sa trompette, sous l’influence du fantôme d’Amstrong, revenu le soutenir.

C’est très beau, magnifiquement dessiné. J’aime cette ambiance  de jazz d’avant-guerre  souvent évoquée ici. Les détails  très réalistes évoquent bien l’ atmosphère d’alors dans cette ville torride et pauvre, gangrenée par le racisme le plus improbable mais d’une énergie à toute épreuve. Il ne me manquait que la musique mais le dernier album refermé, j’ai voulu écouter une fois encore les principaux standards d’Amstrong évoqués ici. Un beau moment.

Bourbon Street, Philippe Charlot, Alexis Chabert, 1, 2,
Les fantômes de Cornélius, Tournée d’adieux,
(Grand Angle, 2011/2012, 48p. – 48 p.)

Ainsi soit Benoîte Groult, Catel,

BD Benoîte Groult, CatelBD benoite-groult

Quelle merveille, cet album graphique,

cette biographie dessinée d’une femme  que je connais un peu  grâce à son«Journal à quatre mains» écrit avec sa sœur Flora, et dernièrement avec « Mon évasion »,  un livre de souvenirs qui m’avait beaucoup plu également!

Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette nouvelle  évocation de sa vie, c’est qu’elle est faite cette fois par une jeune  dessinatrice  très douée, tenace et convaincante qui réussit non seulement à briser (un peu) les préjugés  de son inspiratrice mais qui finit par entretenir avec elle un vrai climat de sympathie et de proximité. Elle ne se contente pas de retracer les moments forts de sa vie mais elle crayonne sans cesse sur le vif les portraits de ceux qui l’entourent et les  maisons et les lieux où vit son modèle

On est toujours à la fois dans le passé  et dans le présent de Benoîte Groult qui se révèle , une fois de plus, une personne très attachante et toujours pleine de projets.

C’est passionnant! Je l’ai lu presque d’une traite, malgré le nombre de pages, désolée de devoir arrêter  ma lecture par moments. De Catel, j’avais déjà lu les deux albums précédents: Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges mais celui –ci est encore meilleur, je trouve, plus spontané et plus personnel.  Un vrai chef d’œuvre !

Je me suis mise à la bande dessinée très tard dans ma vie – ce n’est pas vraiment de mon âge! 

Mais j’avais ressenti le coup de foudre de l’amitié dès ma première rencontre avec Catel Muller et je venais de lire d’une seule traite Kiki de Montparnasse, dont les personnages (peintres et écrivains pour la plupart) avaient été les amis de mes parents du temps où ils fréquentaient Montparnasse.  (Préface de Benoîte Groult)

A lire aussi, entre autres, les billets de  Canel,  Mior,   Cuné,  Theoma,  Cathulu,

Ainsi soit Benoîte Groult,  Catel, ma BD du mercredi
(Bernard Grasset, octobre 2013, 336 p.)

Ceux qui me restent, Damien Marie, Laurent Bonneau, ma BD du mercredi

BD ceux qui me restent marie et bonneaubd ceux qui me restent 5

C’est un album magnifique sur un sujet douloureux puisque Florent, souffrant d’Alzheimer, est  en maison de retraite où il ne cesse de rechercher sa petite fille Lilie qu’il croit avoir perdue sur le Ferry le ramenant d’Angleterre,  après le décès de sa jeune femme. Lilie avait alors cinq ans. Ils se sont perdus par la suite mais désormais Lilie revient le voir chaque semaine sans que son père la reconnaisse.  Il poursuit indéfiniment la quête de sa petite fille dans son ciré jaune.

Tout est juste et saisissant dans ce roman graphique parfaitement maîtrisé. Les dessins de Laurent Bonneau y sont pour beaucoup Un grande réussite!

BD ceux qui me restent 4

Note BD pour le Top de Yaneck: 19/20

Ceux qui me restent,  Damien Marie, Laurent Bonneau,

 ma BD du mercredi (GrandAngle, 2014, Bamboo édition, 160 p.)

Mortelle Adèle, 5, Poussez-vous, les moches! BD du mercredi, Challenge Halloween

BD Mortelle adèle,5,Mr Tan et Miss PricklyBD du mercredi  Mango bleu 4challenge Halloween 2014

Dans la série «petite sorcière» et « maligne petite peste», j’ai enfin fait la connaissance d’ Adèle, la mortelle, la vilaine gosse  dont j’ai beaucoup entendu parler déjà et  dont je ne voudrais  surtout  pas comme petite fille, mais qui  m’amuse beaucoup quand je lis les  tours pendables qu’elle joue aux autres,  aussi bien à ses amis et à sa famille qu’à ses pires ennemies, Jade et Miranda, les deux autres pestes de la classe qui se prennent pour des top-modèles et qui ont fondé le club des Barbie Malibu.

C’est pour se venger des ces filles prétentieuses et méprisantes, qui se moquent de tous les « trop petits », les « trop gros », les « trop intellos »,  qu’Adèle, dans ce tome 5, fonde le club des bizarres « pour mettre des bâtons dans les roues de ce groupe de pestes ». Et la guerre commence.

Ce sont des petits gags sur  une ou deux pages et j’ai trouvé ça très amusant mais à petites doses.  Quitte à y revenir plus souvent.

Mortelle Adèle, 5, Poussez-vous les moches!  Mr Tan, Miss Prickly.

Liens: BD du mercredi, Challenge Halloween chez Hilde et Lou

Apocalypse sur Carson City,4, Halloween, Griffon, ma BD du mercredi et le challenge Halloween

BD Apocalypse sur Carson City, T4       challenge Halloween 2014

Une série d’horreur et d’humour pour  le challenge Halloween BD de ce mercredi, ça ne pouvait pas mieux tomber mieux, d’autant plus que le tome 4, le dernier sorti, s’intitule «Halloween» car c’est ce jour-là que se déroule toute l’aventure. Elle commence dans un cimetière envahi de morts vivants. On se sent tout de suite dans l’ambiance avec un premier chapitre portant le numéro 13: «La créature du cimetière».

La situation est celle-ci: les trois frères Blackwood, de dangereux gangsters, barricadés dans leur vieux manoir, sont poursuivis par le shérif de Carson City, une ville perdue du Nevada, mais le pire c’est que des morts vivants les menacent aussi. Il leur faut échapper à tout prix à la police et aux zombies.

C’est plus drôle qu’horrible malgré les détails en gros plans: le sang qui coule partout, les visages grimaçants, les hurlements et les cris divers, les morts qui s’accumulent et les sottises de certains « gentils » qui les rendent plus dangereux que tout, comme celles d’Ashley, la pom-pom girl du lycée qui ne « dégage pas assez d’ondes cérébrales pour se faire repérer par les zombies et qui ne comprend pas grand chose à ce qui se passe ».

BD Apocalypse sur Carson City, T4 2

Les planches sont en noir et blanc et font beaucoup d’effet avec de très nombreux détails.
« Un mec qui ouvre une porte me prend déjà une page! » a déclaré Guillaume Griffon, (l’auteur aussi de Billy Wild) qui est à la fois le scénariste et le dessinateur, ce qui lui donne une grande liberté pour la mise en page; Il dit aimer les planches surchargées, le graphisme caricatural, les personnages un peu « cartoon », « des mecs méchants mais qui soient un peu ridicules ».

BD Apocalypse sur Carson City, T4. 3

Les dialogues sont percutants et amusants et renvoient à de nombreuses BD et films célèbres dont j’ignore tout mais, n’empêche, ça ne m’a pas gênée et cette lecture m’a bien amusée malgré certains clichés machos, agaçants parce que trop systématiques mais c’est peut-être la loi du genre?

L’ensemble m’a semblé cependant suffisamment bon enfant pour que je me sente indulgente et de bonne humeur en refermant l’album. Dire que j’attends la sortie du tome 5 avec impatience serait sans doute exagéré mais je lui donne 17 au top de Yaneck, ce qui ne me semblait pas gagné d’avance vu le peu de sympathie que je prends à lire des histoires de zombies. Des sorcières et des maléfices anciens, oui, tant qu’on veut, mais des morts-vivants, non ou alors à petites doses. Mission accomplie avec cet album!

L’avis de Yvan

Apocalypse sur Carson City, 4, Halloween,  Guillaume Griffon(Akileos, septembre 2013, 112 p.)

Top BD Yaneck Yaneck: 17

La vie de Norman, Stan Silas, ma BD du mercredi, Début du challenge Halloween

BD La vie de Norman Stan Silas

Brrr!, Berk !!, Oups !!!

Je ne m’attendais pas à un album aussi gore, trash, loufoque, déjanté, totalement «Horrifique» si digne d’Halloween !

 Le dessin de la couverture, je le prenais au second degré. J’avais tort !

C’est bien du vrai sang qui coule sur le grand couteau.

C’est bien de  Norman dont il s’agit,  le héros, un serial Killer de huit ans qui ne pense qu’à exterminer ses petits camarades de classe, tour à tour et il s’y prend très efficacement,  à commencer par Jérémy, le petit nouveau à peine arrivé.

Je m’appelle Norman, j’ai 8 ans et ma passion, c’est de tuer les gens. 

BD la vie de norman stan silas 2BD la vie de Norman, 3

Voici sa présentation par l’éditeur car je ne suis pas sûre d’avoir tout compris ni  repéré et encore moins  apprécié toutes les allusions aux killers célèbres, aux mangas et autres séries dont l’auteur s’est inspiré. Autant dire que je ne suis pas le bon public.

« Norman a huit ans et il est fan de films d’horreur: Freddy Krugger, Jason Vorhees et Michael Myers sont ses modèles, dont il reproduit les exploits dans la vie réelle. Jérémy, le petit nouveau qui vient d’emménager au village, rejoindra vite la longue liste des enfants disparus et ne fera plus parler de lui… Mais Garance veille! Cette jolie blondinette va mener l’enquête sur l’étrange absence de son petit amoureux… « 

La seule chose que j’ai pu apprécier, c’est le dessin, tout mignon, naïf,  drôle, plein de détails rigolos mais à part ça, les personnages sont presque tous de vraies petites pestes mais c’est la maîtresse d’école, la pire. Méchante, injuste, violente, pochtronne, nymphomane … etc. elle a tous les défauts du monde. 

J’aurais dû rire mais je n’ai pas réussi. 

La vie de Norman, Stan Silas,  2011, 64 pages, Tout public à partir de 14 ans. Série de trois tomes.
Makaka éditions

Biscottes dans le vent, Rabaté, Bibeur Lu, ma BD du mercredi

J’aime bien Rabaté et quand j’ai vu cet album  sur la grille des nouveautés à la bibliothèque, je n’ai pas hésité à le choisir et je n’ai pas été déçue.

BD Rabaté Biscottes

D’un bout à l’autre, on suit  l’histoire du jeune Daniel   Saboutet,  depuis le  moment où il attend le résultat d’un concours dans la région parisienne, là  où il a vécu jusque là, et  celui où il débute comme postier dans une petite ville de province.
C’est un jeune sympathique qui se passionne pour le modélisme. Son passe-temps favori dans la journée est de fabriquer  des avions qu’il téléguide ensuite du haut de sa chambre où passent sans arrêt ses copains, aussi chômeurs et désœuvrés que lui. Ils sont tous en attente d’un avenir meilleur et passent leur temps à traquer l’ennui en s’amusant comme ils le peuvent. L’argent est rare et ils s’entraident mais certains sont de vrais parasites. Les sorties le soir sont très arrosées et les blagues qu’ils se font sont souvent très lourdes mais la bonne humeur règne et  toute bonne nouvelle est l’occasion de faire la fête.
La chance tourne enfin et Daniel ayant réussi son  concours est nommé postier en province. Il découvre un monde nouveau mais sa vie  se révèle vite ennuyeuse malgré les rencontres cocasses qu’il peut faire. Son initiation de jeune homme   tant amoureuse que sociale, se terminera  par une belle coïncidence lors d’un enterrement familial.
En avertissement, il est signalé que la première partie de cet ouvrage a déjà été publiée en 2001 sous le nom deTartines de courant d’air. Cet album-ci par conséquent est l’intégrale avec Biscottes dans le vent en plus. On voit surtout la différence dans le dessin qui s’est nettement allégé et affiné dans la seconde partie  et dans l’humour,  moins caricatural, plus élaboré qu’au début mais le récit reste fluide et le héros toujours aussi attachant malgré ses maladresses. Sans être inoubliable, c’était donc une lecture réjouissante.
Biscottes dans le vent, Rabaté, Bibeur Lu, ma BD du mercredi
(Vents d’Ouest, 2013, 240 p.)
Autre billet ici

Paul au parc, Michel Rabagliati, ma BD du mercredi

BD Paul au oarc michel rabagliati

C’est par Anne, la semaine dernière, que j’ai enfin fait la connaissance de Paul. Il était temps! Elle présentait Paul à Québec, me donnant ainsi  très envie d’en savoir davantage  sur ce personnage si attachant que j’ai aimé tout de suite.

J’ai eu de la chance à la bibliothèque puisque j’y ai trouvé  Paul au parc.

C’est le dernier album de la série mais l’action se situe avant celle du premier, Paul à la campagne. De parc d’ailleurs, il n’en est pas tellement question, si ce n’est dans  les toutes premières pages où l’on voit le jeune Paul, âgé  d’une dizaine d’années, jouer au cerf-volant et y rencontrer son amie Hélène, et dans les dernières où il lui offre sa bague de première communion alors qu’ils sont assis chacun sur une balançoire et qu’elle lui promet de la porter  » toute sa vie « . Premier amour!

La suite raconte surtout les années de scoutisme  et l’étroite camaraderie partagée avec les cinq autres louveteaux  de son équipe ainsi que l’influence exercée sur lui par son chef de meute qui l’initiera à la guitare et à la politique puisqu’il y est question de la crise d’octobre 1970  et de la montée du FLQ au Québec

On le voit aussi qui s’exerce à composer ses premières bandes dessinées, sous l’influence de Franquin dont il suit les conseils trouvés dans un guide. Il est aussi soutenu par ses chefs scouts qui l’encouragent à persévérer malgré ses maladresses de débutants.

J’ai beaucoup aimé aussi  sa vie en famille dans ces deux appartements qui n’en font qu’un puisque les grands parents paternels sont  aussi leurs voisins, ce qui déplaît beaucoup à la mère de Paul qui les juge vraiment trop envahissants.

Tout m’a plu dans cet album: les références nombreuses à l’époque, discrètes cependant, juste comme ça, en passant. On les note en particulier dans les rues, avec les affiches et les slogans politiques tagués sur les murs, les chansons entendues à la radio.

Tout est vrai, tendre, vu par un pré-ado de cette époque qui apprend à découvrir la vie  et lui-même à la fois dans la douceur, l’amitié mais aussi la grande violence parfois. La fin est surprenante et magnifique ! J’ai adoré et veux tous les lire maintenant.

Paul au parc, Michel Rabagliati  ( la Pastèque, 2011, 192 pages) Défi-Québec-O-Trésors de Grominou et Karine:)

Voir ICI les autres billets du mercredi BD 

Come prima, Alfred, la BD du mercredi

BD Come prima alfred

4ème de couverture

Début des années 60. Suite à la mort de leur père, deux frères, Fabio et Giovanni, sillonnent les routes au volant d’une Fiat 500. Leur voyage, émaillé de disputes et de silences, de souvenirs et de rencontres, les conduira jusqu’à leur Italie natale, quittée depuis des années. Par bribes, le portrait de leur père se recompose et les amène à mettre en lumière leurs relations tumultueuses…

Magnifique album ! Histoire attachante ! Dessins inspirés ! Prix d’Angoulême bien mérité ! J’ai beaucoup aimé !

Tant d’autres l’ont dit avant moi ! Tant d’excellents billets ont été publiés,  détails à l’appui et émotions  partagées avec compétence que je me sens aussi superflue qu’une invitée de la dernière heure.

Come prima, je l’ai lu il y a  déjà quelque temps sans le commenter mais  je viens de le relire toujours avec le même plaisir. Je crois même y avoir trouvé de nouvelles raisons de l’aimer mais c’est sûrement grâce aux très bons avis lus précédemment.

J’ai particulièrement aimé :

– l’alternance des pages, (dessins et couleurs)  selon qu’elles évoquent le présent ou le passé.

– le road- movie des deux frères fâchés puis réconciliés, dans une Italie  des années 60 comme on la voit dans les films de cette époque (Antonioni, Rossellini, Visconti, Scola, Pasolini …)

– La petite cinquecento,  (elles étaient si vaillantes !)

– Les disputes familiales et les réconciliations. (La famille, la valeur la plus  sûre  en fin de compte)

– L’urne funéraire du père comme symbole d’union très forte, le culte de la mort, la violence des sentiments qui s’accroît plus on descend  vers le sud.

– La couverture,  un bon résumé déjà  pour commencer

– Presque tout en somme !

Voir ICI

Intéressant: L’interview d’Alfred par un amour de BD  ,
ainsi que les billets de Mo,   Melo,  Stephie,  Sandrine,   Maël,   Yvan,  Jérôme,  Noukette,  Cristie,  Anne,  SD49,    bmsaint-brieuc,

Come Prima, Alfred , 2014, Fauve d’or, meilleur album 2014, Angoulême,
Delcourt, / Mirages
Collaboration aux couleurs: Maxime Derouen
Roaarrr challenge de Mo

  Yaneck :18/20

Manu Larcenet & Daniel Casanave – Crevaisons – Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu – Ma BD du mercredi

BD Larcenet, Casanave, Crevaisons, Une aventure rocambolesque du soldat inconnu

J’ai choisi cette BD quand j’ai vu le nom de Larcenet sur la couverture. Elle fait partie de la série des Aventures rocambolesques de…plusieurs personnages célèbres comme Freud, Attila, Robin des Bois, ou Van Gogh.
Cette fois, il s’agit d’une sorte de résurrection du Soldat inconnu, qui se retrouve par hasard dans un immense cimetière d’on ne sait quel endroit ni à quelle époque, et qui est tenu par un gardien très âgé qui vit seul là depuis une éternité ou presque sans plus aucun ravitaillement de ses supérieurs qui ne répondent plus jamais à ses demandes. Ils décident de partir à la recherche d’une ville ou d’un village mais les tombes ne les mènent qu’au bord d’une mer inconnue et ils finissent par s’installer là après bien des rencontres et des péripéties car ils ne s’entendent pas très bien tout d’abord, étant à l’opposé l’un de l’autre Le Soldat inconnu est un jeune lieutenant sûr de lui et de ses idéaux guerriers. Le vieux gardien se divertit en écoutant ses disques de punk rock à longueur de temps.

Il s’agit bien d’une histoire rocambolesque sur fond de dérision, d’humour glacial, de remarques désabusées, d’antimilitarisme et d’un fatalisme qui serait angoissant sans la bonhomie du vieillard et l’entêtement dérisoire du soldat.

C’est une lecture plaisante à condition d’accepter d’emblée la situation absurde du départ et la suite  fantasque du récit à base de rencontres insolites. J’y ai surtout vu une incitation au pacifisme, toujours d’actualité.

Manu Larcenet & Daniel Casanave – Crevaisons – Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu – Ma BD du mercredi (Dargaud, Poisson pilote, 2009, 50 P.)

A voir ici aussi