Modiano, Prix Nobel de Littérature. Enfin! Les quatorze autres Français l’ayant obtenu.

Prix Nobel de Littérature:  Patrick Modiano (° 1945) a été récompensé pour « l’art de la mémoire avec lequel il a évoqué les destinées humaines les plus insaisissables et dévoilé le monde de l’Occupation« 

Son dernier roman vient de sortir: « Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier ». 

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L’année dernière,  c’est à la Canadienne Alice Munro (° 1931) que le Prix avait été attribué.

Cette année, les favoris étaient:

la Biélorusse Svetlana Alexievitch (°1948)
le Kenyan Ngugi wa Thiong’o (°1938)
le Japonais Haruki Murakami (° 1949)

On parlait aussi de  Margaret Atwood, Anne Carson, Joyce Carol Oates, Milan Kundera, des auteurs que j’aime bien également mais de tous, c’estModiano, mon préféré!

Les quinze  Français Prix Nobel de Littérature:

  1. 1901 –  Sully Prudhomme
  2. 1904 – Frédéric Mistral
  3.  1915 – Romain Rolland
  4. 1921 – Anatole France
  5. 1927 – Henri Bergson
  6. 1937 – Roger Martin du Gard
  7. 1947 – André Gide
  8. 1952 – François Mauriac
  9. 1957 – Albert Camus
  10. 1960 –  Saint- John Perse
  11. 1964 – Jean-Paul Sartre (refusé par l’auteur)
  12. 1985 – Claude Simon
  13. 2000 – Gao Xingjian
  14. 2008 – Jean- Marie Gustave le Clézio
  15. 2014 – Patrick Modiano

Futur coup de cœur ou pas? Le parfum de ces livres que nous avons aimés, Will Schalbe

J’ignorais que j’allais avoir envie de tout arrêter pour finir ce livre et ne plus faire que ça!

Commencé il y a quelques heures et déjà je ne veux plus le quitter.
Il y a peu encore je ne connaissais ni le nom de l’auteur, ni le titre de ce bouquin!
C’est grâce à la sélection du Prix Elle  que j’en ai eu connaissance et que je l’ai fait commander par ma « gentille » bibliothécaire qui a râlé parce que  » Faut pas abuser non plus, ce genre de livre -Document- Témoignage n’est presque jamais demandé par la suite – Mais il est au Prix Elle quand même!  » J’aurais parlé zoulou, ç’aurait été pareil! Prix Elle ? …  connaissent pas ou s’en moquent mais le livre est au rendez-vous, d’où ma reconnaissance!
Moi, c’est un thème qui m’intéresse énormément depuis que …. forcément un beau jour,  ça finit par arriver, la mort de sa mère! J’y pensais déjà assez souvent avant, vu son âge, mais sans y croire vraiment, (une forme de pensée magique, comme  celle de Joan Didion peut-être)  Après, on n’est plus pareil.  Je ne suis plus celle d’avant! Alors je lis tous les livres que je peux sur le sujet, en espérant avoir moins mal. Une sorte de baume d’un instant! C’est toujours ça.
Il se trouve qu’il  en sort de plus en plus et que j’en ai déjà lu pas mal, des très beaux et d’autres  trop intimistes  pour moi mais celui-ci parle aussi de littérature et  d’auteurs que j’aime tout particulièrement comme Irving, Mann, Némirovsky, Hosseini. Cependant,  je n’en suis qu’au début. J’entame seulement le troisième chapitre mais pour l’instant, je prévois le coup de cœur.
Je fais un break pour commencer ce billet et m’informer un peu à son sujet.
Je n’aurais pas dû! Trop d’avis différents –   de l’admiration à la déception. Le pire c’est que certaines blogueuses, parmi celles que j’aime, sont très mitigées , lui reprochant la trop grande perfection des rapports mère/fils, une  famillesi exemplaire qu’elle en devient agaçante, en somme, Alors stop! Je ne vais plus lire d’autres billets pour le moment. Je veux rester le plus libre et le plus  neutre possible pour continuer ma lecture.
Je m’aperçois brusquement que je ne connais pas encore les résultats: a-t-il eu le prix du Document?
Non!  C’est Emmanuelle Bernheim qui l’a obtenu pour  « Tout s’est bien passé » – Tiens! Sur la mort du père cette fois! Décidément ce thème est à la mode!
Bon! Assez! J’arrête l’ordinateur et je retourne au livre. Voilà longtemps que je n’avais plus disposé d’une journée aussi tranquille que celle qui commence. Je m’enferme dans ma bulle. Seule avec le livre.  Loin de tout et de tout le monde. En apnée! L’idéal!
Alors coup de cœur ou pas? A ce soir!
Will Schwalbe: Le parfum de ces livres que nous avons aimés, (Belfond, 2013, 13 p.)
Traduit de l’américain pa Lyne Strourc
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