Jardin près de la mer, Anna de Noailles

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Ah! Que vivre est divin! L’âpre brise marine
A trempé ce matin les œillets du jardin,
Et dans le doux parterre assoupi, c’est soudain
L’odeur d’un paquebot qui s’en va vers la Chine…

Et rien n’est plus charmant que ce désir qu’on a
Des pays embués de fièvres éternelles,
Quand on est près des lis, du lin, des dauphinelles,
Dans le calme jardin que le ciel nous donna.

Anna de Noailles. (1876-1933)  Les Eblouissements

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