Victor Hugo, Swysen, ma BD du mercredi

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Une biographie de Victor Hugo sous forme de BD, quelle entreprise et quel courage pour  résumer une vie  aussi longue, aussi  mouvementée  et aussi bien remplie que celle de cet auteur qui a eu droit à un hommage national monumental à sa mort  et les honneurs du panthéon! Il a fallu deux années  à Bernard Swysen pour réaliser ce  travail ambitieux  très réussi!

Tout me semble satisfaisant: la lecture en est aisée,  les vignettes savent rester modestes, les citations ne sont pas négligées, les dessins me séduisent grâce à leur réalisme honnête, le tout mettant vraiment en valeur ce qui en fait l’essentiel à mes yeux:  après une  évocation aussi étoffée  de la vie du grand homme,  l’envie de mieux le connaître encore en continuant à découvrir de nouveaux ouvrages et à relire encore et toujours  ses poèmes. Evidemment c’est aussi la limite d’une telle entreprise,  ce petit côté didactique qui transparaît parfois mais c’est aussi sa force et j’aurais aimé  pouvoir m’en servir durant mes études, du moins dans un premier temps.
C’est un excellent travail et un bel hommage à un de nos plus grands auteurs. 
J’admire. 

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Mortelle Adèle, 5, Poussez-vous, les moches! BD du mercredi, Challenge Halloween

BD Mortelle adèle,5,Mr Tan et Miss PricklyBD du mercredi  Mango bleu 4challenge Halloween 2014

Dans la série «petite sorcière» et « maligne petite peste», j’ai enfin fait la connaissance d’ Adèle, la mortelle, la vilaine gosse  dont j’ai beaucoup entendu parler déjà et  dont je ne voudrais  surtout  pas comme petite fille, mais qui  m’amuse beaucoup quand je lis les  tours pendables qu’elle joue aux autres,  aussi bien à ses amis et à sa famille qu’à ses pires ennemies, Jade et Miranda, les deux autres pestes de la classe qui se prennent pour des top-modèles et qui ont fondé le club des Barbie Malibu.

C’est pour se venger des ces filles prétentieuses et méprisantes, qui se moquent de tous les « trop petits », les « trop gros », les « trop intellos »,  qu’Adèle, dans ce tome 5, fonde le club des bizarres « pour mettre des bâtons dans les roues de ce groupe de pestes ». Et la guerre commence.

Ce sont des petits gags sur  une ou deux pages et j’ai trouvé ça très amusant mais à petites doses.  Quitte à y revenir plus souvent.

Mortelle Adèle, 5, Poussez-vous les moches!  Mr Tan, Miss Prickly.

Liens: BD du mercredi, Challenge Halloween chez Hilde et Lou

Trois coups de cœur des BD du mercredi

Voilà déjà quatre ans  qu’existent ces rendez-vous BD du mercredi.  C’est pourquoi,  avant de faire une pause pendant ces vacances d’été, j’éprouve le besoin de me souvenir de mes premières belles découvertes  en évitant  les albums ou les séries célèbres. Ici je ne retiens que trois albums qui m’ont beaucoup marquée et dont je garde la nostalgie.  
  • Un livre témoignage sur les horreurs de la seconde guerre mondiale en Asie. J’ignorais totalement cette réalité.

Pendant la seconde guerre mondiale, le Japon, allié de l’Allemagne nazie était depuis longtemps en guerre contre  les pays voisins qu’il désirait occuper.C’est pour ces soldats victorieux que  plus de 200 000 femmes coréennes et occidentales, hollandaises surtout, ont été kidnappées, battues, déportées très jeunes et vierges de préférence,  pour servir d’esclaves sexuelles dans les camps de l’armée japonaise. Les rares survivantes ont mis longtemps à parler et à s’organiser pour dénoncer cette vérité historique.  C’est  l’histoire vraie de ces « femmes de réconfort » que raconte ici  la jeune coréenne Jung Kyung-a, grâce à un travail très documenté. C’est un livre d’urgence car les protagonistes, désormais très âgées,  après des décennies de honte et de silence, parlent enfin de leur calvaire et revendiquent une seule chose : que la vérité soit reconnue par le pays responsable de leurs vies gâchées. Actuellement, à Séoul, devant l’ambassade du Japon, depuis  1992,  tous les mercredis, sans exception, a lieu  une manifestation. 

Femmes de réconfort. Esclaves sexuelles de l’armée japonaise de Jung Kyung-a, ma BD du mercredi (Au Diable Vauvert, 2007, 263 p)

Dans la même veine: Maruta 454 de Laquerre et Song Yang

  • Histoire d’une petite fille, Ihwa, et de sa jeune mère, veuve, jolie, courageuse, sage et libre qui lui apprend la vie! Une mère de rêve qui sait rire, aimer, rêver tout en travaillant beaucoup dans un village coréen où elle tient un  petit restaurant. Les rumeurs circulent à son sujet et les ragots car c’est une femme libre que les hommes courtisent mais elle laisse dire et élève sa petite fille avec beaucoup de tact et d’amour jusqu’au jour où elle tombe amoureuse d’un beau colporteur qui revient de plus en plus souvent la voir
Histoire couleur terre par Kim Dong-Hwa,

(Manhwa coréen, casterman écritures, 2006, 313 p)

  • Un tout jeune blondinet à peine arrivé dans le centre correctionnel d’Attica, état de New York, en 2003,  est aussitôt mis en cellule avec le plus dangereux de tous les prisonniers, Soul Man  qui tue tous ceux que l’on enferme avec lui. Tout le monde s’étonne de ce choix et surtout la grosse brute de Soul Man, la terreur et le chef des prisonniers. La vie n’est pas facile pour le jeune Ken qui feint l’amnésie et les coups pleuvent de toutes parts ainsi que les mauvais traitements mais au fil du temps chacun livre un peu de sa propre histoire et on apprend ainsi l’amour infini du prisonnier que l’on croit irrécupérable pour la musique soul des années James Brown:  Sam Cooke, Jackie Wilson, Otis Redding… Il en est fou…La  fin  de l’histoire en découlera…surprenante!  Si j’ai aimé cet album, c’est parce que j’en ai aimé les dessins et les couleurs, réalistes, bien agencés, variés, curieusement sans violence excessive. Tout est dans les atmosphères… et je préfère cela!  C’est typiquement  le genre d’histoire qui ne m’intéresserait pas dans un roman mais qui me réconcilie avec la BD. 

Soul man de Chauvel, Denys,  Pittsburgh, Etat de Pennsylvanie, 1964,, Série Le Casse, t3, (Editions Delcourt,2010, 56p)

Parce que je suis en vacances,  les BD du mercredi vont s’arrêter cet été, du moins jusqu’au 20 août. A tous je souhaite le meilleur et de belles découvertes BD  encore et encore! A bientôt! 

Billet complet ICI

Mâle occidental contemporain, Bégaudeau, Oubrerie, ma BD du mercredi

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Thomas dépense beaucoup d’énergie pour établir la communication avec l’autre sexe. Mais tout cela se traduit souvent par des échecs, autrement nommés des râteaux. Il n’a pas réalisé que le féminisme avait fait son œuvre. Les filles sont devenues exigeantes, directes, malicieuses. Thomas va devoir hausser le niveau et se remettre en question jusqu’à trembler sur ses bases viriles (Résumé de l’éditeur)

Ce n’est pas la BD du siècle évidemment mais c’est une série d’instantanés de la vie amoureuse d’un jeune homme d’aujourd’hui, beaucoup trop timide et bien élevé, très maladroit, qui essaie de trouver l’âme sœur ou simplement  une petite amie ou plus trivialement ne serait-ce qu’un bon coup d’un soir mais qui n’y arrive jamais malgré ses efforts et les techniques modernes utilisées, de la plus romantique à la plus directe; à chaque fois les filles abordées déjouent ses plans et le rabrouent. C’est pathétique au fond mais traité rapidement sur le mode comique  caricatural. De nos jours comme hier, pas facile de trouver la partenaire idéale mais pas question non plus de s’attendrir. C’est ainsi, voilà tout: désespérant, exaspérant, désolant mais hilarant et j’ai ri. Thomas est jeune et on devine qu’il réussira à force de s’acharner comme il le fait, mais  plus tard et pas dans ce recueil! 

Un jeune le lisait à la bibliothèque. Il avait l’air de s’amuser. Quand il l’a déposé dans le rayon, je l’ai pris à mon tour et ne le regrette pas. En une heure je l’avais terminé et j’étais de bonne humeur! 

Mâle occidental contemporain,  François Bégaudeau, Clément Oubrerie, Philippe Bruno, Delcourt, octobre 2013, 82 pages.

Suite du billet ICI

 

Trois BD, ce mercredi … Pas trop top!

Vraiment pas top du tout ce mercredi puisque des trois BD lues cette semaine, je n’en ai aimé aucune et pourtant, à défaut de trouver celles que je cherchais, je me suis fiée aux grands noms sur la couverture: Alan Moore, Van Hamme,  et Matthieu Bonhomme. 
 
La première, Fashion Beast, T1, La Mode et la Bête, de Aymond et Van Hamme je n’en parlerai pas 
 
puisque je ne suis manifestement pas faite pour ce genre de dessins. Quant à l’histoire, un remake de la Belle 
 
et la Bête, elle m’a si peu intéressée que je l’ai vite abandonnée. Je ne m’habitue pas aux  Comics; je le 
 
savais déjà mais je voulais essayer encore une fois d’élargir mes choix. C’est raté! Voici ce qu’en dit un 
 
spécialiste: 
 

une histoire imaginée par le légendaire Alan Moore en 1985. L’auteur de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires s’était associé à Malcolm McLaren, le manager des Sex Pistols, pour écrire ce chef-d’œuvre prévu à l’origine pour le cinéma.Grâce à Antony Johnston (Daredevil) et Facundo Percio (Anna Mercury), ce récit renaît aujourd’hui sous la forme d’un comic book. Le conte La Belle et la Bête y est revisité dans le monde de la haute couture . 

 
Le deuxième et le troisième  album: Lady S, T9, Pour la peau d’une femme, de Aymond et Van Hamme et Esteban de Matthieu Bonhomme sont d’une lecture beaucoup plus facile mais ni l’histoire de la jeune espionne ni celle du jeune mousse sur un baleinier au Cap Horn ne m’ont vraiment plu – sans me déplaire totalement non plus. Je n’ai ressenti en les lisant que de l’indifférence  en somme avec cependant une  nette préférence pour le jeune baleinier, un novice plutôt touchant dans l’apprentissage de son métier et puis il y a quand même de belles pages, bref je crois que ce dernier titre a souffert de ma mauvaise humeur de la semaine due aux lectures précédentes! Je me sens un peu injuste en ce moment! Je devrais le relire! 

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Ma BD du mercredi, Alison Bechdel, C’est toi ma maman?

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Parce que j’avais aimé Fun Home, le précédent roman graphique de Alison Bechdel sur son père, son homosexualité  dissimulée son suicide et son propre lesbianisme, je n’ai pas hésité à choisir le suivant, consacré cette fois à ses rapports avec sa mère. Elle a mis quatre ans à l’écrire et  c’est en poursuivant ses visites chez des psychanalystes qu’elle a terminé cet ouvrage, gros de 296 pages. Elle y raconte ses rêves, ses souvenirs d’enfance, ses très nombreux coups de téléphone à sa mère avec laquelle elle était  en relation constante. Elle l’admire pour sa culture, ses dons d’actrice, son caractère très maîtrisé mais lui reproche de ne plus jamais l’avoir embrassée après ses sept ans.

Suite du billet ICI

C’est toi, ma maman? un drame comique d’Alison Bechdel, ma BD du mercredi